jeudi 22 octobre 2015

Bref, j'ai quitté mon job. Part 2.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, les réactions des gens quand on leur annonce qu'on a quitté un emploi, qu'on ne travaille pas ou plus. Conjoint d'expat ou non. C'est le genre de situation taboue, avec laquelle les gens ne sont pas à l'aise, ils n'osent pas en parler et nous regardent différemment, presque plus gênés que nous. Tout le monde ne réagit pas ainsi, évidement, mais dans l'ensemble, la société n'apprécie pas trop les gens qui ne suivent pas le courant. Les différences.



Après tout, reconnaissons que les temps sont parfois durs; quitter la sécurité d'un emploi, des cotisations retraite, la sécurité sociale, le café avec les collègues, et tout ce qui va avec. 
On réfléchit à deux fois.
Mais n'écoutons pas les frustrés/jaloux qui rêveraient d'être à notre place. Cette place est suffisament délicate comme ça. Oui nous nous sentons différents, souvent perdus, voire coupables, en marge de la course folle du quotidien. N'en rajoutons pas une couche.
Nous avions juste ce sentiment de ne pas être au bon endroit, au bon moment. Et il fallait que ça change. Le grand saut, très loin du "au revoir au revoir Président" de la publicité du Loto. Mais c'est tentant je le reconnais.


Je ne sais pas si vous avez déjà été dans cette situation, où l'on vous demande si vous ne vous ennuyez pas trop à la maison, si le rôle de Brie Van de Camp ne vous dérange pas trop, si cela ne va pas faire trop tâche sur le CV. Que pouvons-nous bien faire de nos journées ? Nous ne travaillons pas, cela ne peut être que du plaisir, un peu comme des vacances, right? Erreur.

Il y a aussi cette fameuse question "tu sais ce que tu vas faire ?", à laquelle la seule réponse qui te vient en tête, après un hurlement est "si tu as une boule de cristal, je suis preneuse".

Quand on travaille, on rêve souvent d'une trêve, de moments pour nous, pour avoir le temps de faire du sport, de sortir, de se chouchouter, de se reposer. Mais quand cela fait plusieurs mois qu'on enchaine les déceptions, les introspectives, les recherches et les idées de projets, c'est une toute autre histoire. On s'autorise même beaucoup moins tous ces temps de repos, on hésite à prendre des vacances, on se plie en quatre pour que la maison soit nickel, on avance, tant bien que mal. 
Ah la reconversion professionnelle. Ses joies, ses petits bonheurs.


Partagés entre la sensation d'échec et la page blanche excitante, on planche toute la journée, entre recherche de petits jobs et de l'idée de génie qui nous permettrait de créer notre propre entreprise, fièrement. On tourne en rond, et parfois en carré, pour se poser un million de questions, se forcer à sortir et se rendre compte que l'inspiration vient de l'extérieur.

"Rome ne s'est pas faite en un jour". C'est sûr, et rien de bien ne se produit dans la vitesse ou la précipitation. C'est mon défaut. On monte les marches petit à petit, et ce fichu escalier parait tellement long. On se remet en question, on retourne, on remue notre esprit dans tous les sens possibles et imaginables. On compte les mois écoulés depuis notre dernier job, le nombre d'entretiens d'embauches, la quantité d'emplois refusés et ceux qui ne nous ont jamais répondu. Non il ne vaut mieux pas compter en fait.


C'est alors qu'on se dit que nous avons notre vie entre nos mains, un peu comme un pot de pâte à modeler. Si ça ce n'est pas une chance sérieux. Et à coups de motivation, d'espoir, de travail, de détermination, peu à peu, on s'approche du but et de nos objectifs.

Et on se souvient de ce proverbe : 
"Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle".

4 commentaires:

  1. Tu oublies de dire que beaucoup de gens t'admirent et te soutiennent à fond dans tes choix courageux ! N'oublie pas de prendre bien soin de toi quand même !

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    1. Oui tu as raison, sans vous, je n'en mènerais pas large !!! <3

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  2. Nos vies sont nos choix.
    Nos vies sont nos bonheurs.
    Peu importe nos choix, nous voulons le bonheur et la réussite.

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